Dans le monde de l’entreprise traditionnelle, les entretiens professionnels sont réservés aux salariés. Mais dans un contexte où les freelances et indépendants sont appelés à occuper une place de plus en plus importante dans le monde du travail, n’est-il pas pertinent de les intégrer eux aussi aux dispositifs d’évaluation de la performance, pour le plus grand bénéfice de chacun ? Découvrez la tribune de Thibault Vilon, co-fondateur d'Elevo, plateforme de management de la performance et des talents.

Culture du feedback : quid des freelances et indépendants ?

📖 Voir Glossaire : Expérience collaborateur

Pendant longtemps, organiser des entretiens professionnels était perçu comme une contrainte d’ordre purement administratif et technique. Annuels, ces échanges marquaient une étape obligée et répondaient à un cadre très formel. Dans beaucoup d’entreprises, c’est malheureusement toujours le cas aujourd’hui. Mais les organisations les plus avancées ont bien compris l’intérêt de proposer à leurs collaborateurs des dispositifs d’évaluation de la performance et de partage de “feedbacks” tout au long de l’année.

Dans ce cas, pourquoi les limiter aux seuls salariés en CDI ? Les entreprises travaillent en effet de plus en plus avec des indépendants et des freelances, parfois pour des collaborations de longue durée. Provoquer des moments d’échanges et de prise de recul avec ces interlocuteurs qui opèrent le plus souvent à distance est indispensable. En fonction des situations, des points en fin de mission, au milieu ou à la demande pourront être les plus pertinents.

Comme pour les entretiens classiques, ces échanges peuvent être l’occasion idéale pour aborder les questions d’organisation et de collaboration, afin de valoriser ce qui fonctionne et identifier des pistes d’amélioration éventuelles. Evidemment, les sujets propres au CDI - promotion, formation, augmentation - n’ont pas leur place dans ces discussions.

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Feedback des collaborateurs : parlons de "check-in" réguliers

Dans la plupart des cas, ces échanges existent de toute façon, de manière informelle. Mais les institutionnaliser, en particulier dans le cas de relations de long terme, peut permettre de faire ressortir des sujets dormants. Pour autant, nul besoin d’en faire un exercice trop formel ! Plus on sacralise l’exercice, plus on le rend difficile à réaliser régulièrement. Inutile donc de rajouter des contraintes.

D’ailleurs, plutôt que de parler d’entretiens annuels ou d’entretiens de performance, parlons plutôt de “check-in” réguliers. La ligne directrice, c’est que tout est bon pour favoriser les échanges et fluidifier la relation entreprise/freelance. De tels entretiens contribuent également grandement à l’amélioration de l’expérience de travail des deux parties.

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Pour les freelances et indépendants, le fait d’obtenir des feedbacks est un atout à court terme dans l’avancée de la mission, mais aussi à plus long terme, dans une optique de développement personnel. La réussite d’un indépendant est en effet directement liée à la satisfaction de ses clients : tout retour client est une piste d’amélioration.

Au passage, il est également intéressant d’intégrer les freelances et indépendants aux processus de feedback 360 des collaborateurs de l’entreprise. Et ce, à double titre : d’abord parce que l’indépendant se trouve valorisé, car il se voit pleinement intégré à l’équipe, ensuite parce que cela encourage le développement par les collaborateurs de compétences en gestion des ressources externes.

Tout ceci est encore plus indispensable dans les entreprises qui ont fortement recours à la mise en régie et aux “contractors”, pour reprendre le terme anglais. Car s’il n’y avait qu’un seul intérêt à mettre en place ces échanges, ce serait bien celui-ci : permettre aux organisations de considérer leurs collaborateurs externes sous l’angle humain, et non plus seulement comme des ressources opérationnelles. Tout le monde y gagne !

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