Malgré la crise, 84 % des freelances n'ont pas l'intention de retourner à une vie de salarié, nous apprend une étude réalisée par Malt et BCG en juillet 2020. Face aux besoins d'agilité et de flexibilité des entreprises, ils représentent une réponse essentielle pour maintenir et développer les activités des organisations. Mais comment prendre en compte ces collaborateurs, dont le nombre est amené à croître dans les prochaines années. Rappelons que 80 % de la génération Z envisagent de rejoindre la Gig Economy, et ce, pour répondre à leur quête d'autonomie.

Demain, tous freelances ?

« Demain, tous freelances ? » Cette question n’est pas nouvelle, mais se pose avec davantage d’insistance face aux attentes exprimées par les collaborateurs, et notamment les plus jeunes. D’après une étude Deloitte Millenials Survey, 76 % de la génération Y envisagent de rejoindre les rangs de la Gig Economy, un chiffre qui s’élève à 80 % au sein de la génération Z. La moitié d’entre eux déclare vouloir franchir le pas d’ici deux ans.

📖 Voir Glossaire : Gig Economy

Ils viendraient alors grossir les rangs d’une communauté qui a connu une forte croissance au cours de ces vingt dernières années. L’observatoire Alptis de la protection sociale rappelait que le nombre de travailleurs indépendants avait augmenté de 25 % entre 2003 et 2017, soit 10 fois plus vite que la population salariée, représentant alors 11,5 % des actifs. En 2019, l’Insee dénombrait 3,2 millions de travailleurs indépendants en France. Plus récemment, on apprenait que le nombre de créations d'entreprise a augmenté en 2020, et ce malgré la crise : 850 000, soit 35 000 de plus qu'en 2019. Deux tiers sont des auto-entreprises.

Il ne faut pas s’y tromper, ces travailleurs ne sont pas qu’une ligne de plus dans des tableaux statistiques. Ils ont influencé et influencent de manière significative le monde du travail.

Lors d’un webinar organisé par UKG en octobre dernier, Richard Yarsley, chief People officer chez Malt, plateforme européenne leader dans la mise en relation entre freelances et entreprises, est revenu sur les motivations qui poussent ces travailleurs à adopter ce modèle jugé encore pour le moment « hors norme » :

  • la gestion de l’emploi du temps (86 % des interrogés – étude Malt x BCG) ;
  • le choix du lieu de travail (78 %) ;
  • le choix des missions (75 %).
En clair, la quête d’autonomie et de flexibilité encourage les collaborateurs à emprunter cette voie. Et les entreprises auraient beaucoup à apprendre des freelances qui apparaissent comme les pionniers des nouveaux modes de travail.


En effet, 73 % déclarent travailler selon les méthodes agiles, près de 60 % d’entre eux pratiquent le télétravail et globalement, ils semblent plus sensibles à l’importance de monter en compétences de manière continue en consacrant 10 % de leur temps à la formation professionnelle.

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Face aux attentes des collaborateurs, quel plan d'action pour les organisations ?

Comment ces changements impactent-ils le fonctionnement des entreprises, des RH et du management ?

Tout d’abord, il est question pour les organisations de prendre en compte ces travailleurs indépendants. Dans son étude sur les tendances RH 2020, le cabinet Deloitte souligne l’importance d'avoir une approche plus large de la gestion des talents, en allant au-delà des traditionnels contrats à durée déterminée et indéterminée.

Ensuite, il convient de saisir que le besoin d’autonomie et de flexibilité peut toucher n’importe quel collaborateur, qu’il soit salarié ou non, pour faire face entre autres à la synergie entre vie professionnelle et vie personnelle.

Ces changements fondamentaux entraînent des transformations au sein des organisations. On parle d’ores et déjà de mode d’organisation mixte, mêlant distanciel et présentiel, d’espaces de travail hybrides avec une métamorphose de l’environnement urbain, de la progression des outils de collaboration avec une dimension de plus en plus social…

A la lumière de ces éléments, il devient urgent d’adapter les entreprises, afin qu’elles soient en capacité d’accompagner l’ensemble des collaborateurs et de les adresser où qu’ils soient et n’importe quand.

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Face à ces mesures, la fonction RH a déjà identifié plusieurs points de vigilance – et à raison –, notamment en matière de protection des collaborateurs vis-à-vis notamment des risques psycho-sociaux (RPS) ou encore leurs données et vie privée. Affaire à suivre !

Pour (re)voir le replay de notre webinar "Demain, tous freelances ?" avec Richard Yarsley, Chief people officer chez Malt et Rémi Malenfant, Director of HR Innovation and Customer Marketing chez UKG, cliquez ci-dessous.

► JE DÉCOUVRE LE REPLAY

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