Digital Workplace : les attentes des seniors
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By: PeopleDoc on August 25th, 2022

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Digital Workplace : les attentes des seniors

Expérience collaborateur  |  Actualités RH

Est. Read Time: 3 min.

Après avoir évoqué dans une première partie la Gen Z au travail dans l’entreprise digitalisée, tournons-nous dans cette seconde partie vers les seniors. Quelles sont leurs attentes par rapport au travail ? Sont-ils dépassés par les nouveaux outils ? Ont-ils besoin de formation – et en ont-ils envie ? Alors que les 50-64 ans représentent 35% de la population en âge de travailler (selon les chiffres de l’Insee), ces questions prennent une importance toute particulière. Nous faisons le point sur les données récentes disponibles, et nous nous permettons d’esquisser une typologie.

Des seniors ouverts à l'entreprise hybride

📖 Voir Glossaire : Expérience Collaborateur

Quelles sont les attentes des collaborateurs dits seniors au travail ? Selon une étude réalisée par Choose My Company, on apprend qu’ils s’intéressent de plus en plus à la RSE et au sens du travail. Comme de nombreux collaborateurs, ils sont également en quête de flexibilité. Ainsi, une majorité d’entre eux (63 %) estime que l'entreprise va dans le bon sens en instaurant le travail hybride.

Rien d’étonnant, on sait désormais que durant les confinements successifs, ils ont généralement moins souffert du télétravail que leurs collègues plus jeunes. A l'instar de leurs autres collègues, ils attendent donc de l'entreprise qu'elle leur mette à disposition des solutions leur permettant de travailler de n'importe où, à n'importe quel moment et sur n'importe quel appareil.

Le principal point de friction porte sur les salaires : 44 % estiment qu’ils ne sont pas assez bien payés. Par coïncidence, l’observatoire des métiers du futur nous apprenait l’année dernière que pour 44 % des répondants, leurs prétentions salariales représenteraient le premier frein à leur embauche.

Globalement, les seniors sont satisfaits de leur situation professionnelle pour les trois quarts – une proportion qui augmente avec l’âge (enquête Ifop - mars 2022). Ils n’en ont pas moins le sentiment, pour 63 % d’entre eux, d’être victimes de discriminations liées à leur âge. Le principal trait qui les différencie des jeunes est leur rapport à la mobilité : 85 % d’entre eux aspirent surtout à terminer leur carrière dans la même entreprise. C’est une différence inhérente à leur situation, qui n’est pas un trait générationnel à proprement parler : les seniors sont proches de la retraite et recherchent de la stabilité, les jeunes commencent leur carrière et sont davantage demandeurs d’expériences différentes.

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Un autre rapport au digital

Les seniors au travail, nés entre les années 1960 et 1970, avaient tout au plus 40 ans au moment de l’émergence d’Internet et du téléphone mobile. Certes, ils ne sont pas nés avec ces technologies, mais ils les ont vu apparaître à un âge où l’on accueille volontiers la nouveauté. Pour l’essentiel, le fossé numérique entre les Zoomers et les seniors n’oppose pas « digital » et « absence de digital », mais bien deux expériences différentes du numérique.

« Un senior des années 2000 n’est pas le même senior que celui de 2020 qui, lui, a connu Internet pendant vingt ans, a déclaré Mickaël Berrebi, responsable du S2H Institute, lors du podcast Objectif Future of Work. […] Au fur et à mesure du temps, ce problème va se résoudre puisqu’on devient de plus en plus familier avec les outils numériques ». Et de préciser : « Dans cette révolution digitale, c’est la phase de transition qui est difficile à gérer, mais d’ici dix ans, les seniors seront parfaitement familiers au digital puisqu’ils baignent déjà dedans actuellement. »

Selon Baromètre du numérique du Credoc dans sa dernière version disponible (2021), les 40-59 ans sont la tranche d’âge adulte la plus équipée en ordinateurs (67 % en possèdent au moins un) et les 60-69 ans en possèdent plus souvent un que les 18-24 ans. Le rapport, certes, s’inverse si l’on regarde les tablettes. Pour ce qui est des smartphones, 8 sexagénaires sur 10 en sont dotés, et 87% des 40-59 ans, soit un peu moins que les 95% de 18-39 ans qui en sont pourvus ; mais pour l’essentiel, tout le monde ou presque est équipé indépendamment de l’âge. Au total, la quasi-totalité des actifs sont connectés à Internet d’une manière ou d’une autre.

Les usages, cependant, ne sont pas alignés. Si 90% des 18-39 ans utilisent leur smartphone pour naviguer sur Internet, ils ne sont plus que 80% de 40 à 59 ans, et 64% de 60 à 69 ans. Les chiffres du Credoc concernent cependant l’ensemble de la population : pour ce qui est des actifs en emploi, il est probable que les écarts sont plus faibles.

 

3 profils de seniors au travail

Pas plus que les Zoomers, les seniors ne sont pas un ensemble homogène. D’expérience, et sans prétendre quantifier l’importance de chaque catégorie, on constate qu’il en existe au moins 3 profils différents, dans leur rapport aux outils numériques.

  1. Le vétéran du digital
    C’est le « geek » des années 1995-2005. Il a suivi l’émergence d’Internet, des emails, puis des premiers réseaux sociaux, des smartphones… Il a toujours été à l’avant-garde des nouveaux outils, il est encore à l’affût des dernières innovations. Il parle d’égal à égal aux Zoomers. Mais le décalage d’expérience (en sa faveur) et de connaissance des nouveaux usages (en sa défaveur) se fait tout de même sentir.

  2. L’éternel résistant
    C’est celui qui a toujours réussi à passer plus ou moins entre les gouttes de l’innovation digitale. Soit parce que son métier le lui permettait, soit parce qu’il a pu se contenter d’un usage minimal et superficiel des outils, déléguant à d’autres leur maîtrise. Aujourd’hui, il n’a pas forcément envie d’investir du temps et de l’énergie dans l’adaptation à de nouveaux outils. Ce qui peut s’avérer problématique selon son métier.

  3. L’utilisateur raisonné
    Il représente probablement la majorité des seniors. Ce sont ceux qui ont adopté les outils successifs au fil des ans, en appui de leur activité, avec une seule préoccupation : intégrer les solutions à leur quotidien de telle sorte qu’elles les aident sans qu’ils aient à se poser de questions. Les changements d’outils sont des moments qu’ils abordent avec réticence, mais ils finissent toujours par franchir le pallier. Avec l’âge, ils y mettent peut-être un peu moins de motivation.

Quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent, ils doivent être accompagnés dans l’adoption des nouveaux outils au sein de l’entreprise.

Lire aussi : 3 actions pour favoriser l’adoption de nouveaux outils RH

L’accès des seniors aux compétences digitales est-il vraiment un problème ? Le digital fait, le plus souvent, partie de leur parcours et de leur expérience. Les seniors d’aujourd’hui ont beaucoup moins de mal que leurs aînés à acquérir la maîtrise de nouveaux outils. D’autant qu’avec leur insistance sur l’expérience utilisateur et l’intuitivité, les nouveaux outils digitaux s’adressent réellement à tous !

Pour (re)découvrir la première partie de cet article consacrée aux profils juniors et leur rapport aux outils digitaux, cliquez ici.


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